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Biography
Une présentation de HIONDI NKAM IV
Quand Bill Jackson Mbiayi Tchato quitte le Cameroun en 1984 pour la France, ses pensées ne sont même pas traversées par l’idée de devenir footballeur professionnel : « Je suis parti avec mes parents parce que mon père, qui exerçait comme diplomate, venait d’être muté en France. Mais je ne pensais alors qu’à mes études ». C’est à Caen que la famille du petit Bill pose ses valises. Dans cette ville de la région de Normandie, Bill Tchato va suivre des études secondaires classiques. Mais le virus du football véhiculé par les exploits de ses devanciers en équipe nationale vont progressivement le conduire vers une carrière de footballeur. « A 16 ans je suis rentré dans la section sports études du stade Malherbes de Caen et c’est dans ce club que j’ai véritablement appris les fondamentaux du football ».
Dans ce club, Tchato peut apprendre son nouveau métier dans la sérénité tout en se gardant bien d’assurer ses arrières. « J’ai quand même pu décrocher un diplôme de secrétariat en action commerciale ». C’est aussi à Caen que Tchato commet ses premiers faits d’armes de footballeur quand il décroche avec les juniors du club la très convoitée coupe Gambardella en 1996, compétition qui a vu passer la quasi totalité des grands noms du football français. Mais son club formateur ne saura lui éviter une séparation houleuse. « Je suis parti de Caen dans des conditions un peu tendues parce que le club refusait de me faire signer un contrat professionnel ». C’est finalement le club de Valenciennes qui va offrir à Tchato ce que Caen refusait de lui concéder . Le petit défenseur s’y engage avec à la clef un contrat « pro » et des ambitions plein la tête. Dopé par sa nouvelle situation, le jeune joueur sera sacré meilleur défenseur de D2 dès son arrivée en 1997 dans l’Hérault.
Le temps de la D1
A l ‘étroit dans cette équipe valenciennoise « qui manquait d’ambition », le Camerounais passe à Metz après un séjour de deux ans à Valenciennes. S
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Press
Un amour, une passion
Une équipe nationale où on n’entre pas comme on va à l’église, mais où Bill Tchato a su saisir sa chance suite à la blessure de Njanka et fait aujourd’hui parler sa vélocité et sa rage de vaincre aux côtés des molosses de la défense camerounaise. Son intégration en équipe nationale comble le montpelliérain de bonheur et lui permet de trancher le débat toujours sournois de son attachement à sa patrie. « C’est vrai que c’est progressivement que l’envie de porter les couleurs nationales a grandi en moi . C’est normal car je ne pensais pas devenir footballeur au départ , mais si j’ai pris la nationalité française à un moment, c’ était juste pour ne pas être considéré comme un joueur hors CEE ce qui compliquait la signature d’un contrat. En réalité, j’ai toujours aimé mon pays et je suis fier de porter les couleurs du Cameroun. Je vais très régulièrement à Bangangté où se trouve le gros de ma famille; d’ailleurs je me suis marié avec une Camerounaise ».
Bill a rencontré la ravissante Claude Angèle au pays et en est follement amoureux.« Etant donné que j’ai passé beaucoup de temps en Europe, certains membres de ma famille pensaient que je devais épouser une Européenne, moi aussi je l’ai pensé à un moment mais je suis tombé amoureux d’une Camerounaise ce qui pour moi est une très bonne chose ». L’heureuse élue qui à déjà dû se faire à la discipline et à la rigueur d’un garçon qui accorde très peu de place aux virées mondaines doit être entrain de s’accommoder à la passion brûlante de son footballeur de mari pour les nouvelles technologies de l’information et de la communication et leur vitrine Internet. « Internet,? Vous êtes sûr de m’y trouver en dehors des heures de match et des heures d’entraînement. J’adore surfer et ici je suis comblé parce qu’il y a un cyber même au village de la CAN ».
Une passion qui suscite la curiosité de ses coéquipiers de la nationale qui préfèrent se distraire en jouant aux cartes ou en écoutant de la musique
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Press
Bill sur les lions: www.africafoot.com
Ecoutez, quand on m`a convoqué en sélection, je suis arrivé avec mes atouts, mes qualités et mon enthousiasme. Au fil des rencontres, j`ai réussi à m`imposer. Et, je suis suffisamment lucide pour savoir que la blessure de Djanka, le titulaire habituel au poste que j`ai occupé pendant la Coupe d`Afrique des Nations (Mali 2002), m`a permis de gagner ma place au sein du onze majeur des "Lions Indomptables". Je reste dans le même état d`esprit, en sachant que la route sera longue jusqu`à la Coupe du Monde. Vous le savez aussi bien que moi, que les places se vendent très cher au sein de cette sélection. Aujourd`hui, nous ne pouvons plus parler de marchandage car les valeurs des joueurs évoluant au sein des "Lions Indomptables" sont unanimement reconnues et seul le talent compte. Le Cameroun a atteint un niveau qui ne permet plus à qui que ce soit de douter de la sélection d`un joueur, il peut y avoir des "rebus" ou des erreurs de casting, mais de là à dire que des joueurs sont recommandés pour faire plaisir à un dirigeant… j`ai un doute.
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Press
Bill sur les adversaires des lions: www.africafoot.com
La force des "Lions Indomptables" réside en sa capacité de se transcender dans les moments difficiles. Cela passe par le respect de l`adversaire quel qu`il soit. Nous acons ajouté à tout cela, une grande dose de rigueur grâce à notre entraîneur Schäfer. En clair nous avons autant de respect pour l`Arabie Saoudite, l`Irlande que l`Allemagne. Mais, nous avons un coup à jouer. Il faudra compter avec nous dans cette Coupe du Monde 2002. C`est à nous de prouver que le titre remporté au Mali aune grande valeur et que les autres nations doivent à ce jour respecter un Champion d`Afrique, et qu`il ne faut surtout pas le négliger. Je crois que la Coupe du Monde sera un bon test pour nous, africains, et nous aurons le plaisir de retourner les mauvaises langues qui pensent beaucoup de "bien" du football de notre continent.
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Press
Bill donne un conseil à un fan:
"je pense qu il y a pas de secret pour ameliorer son jeu : c est le travaille et la discipline .Ecoute les conseilles de tout le monde , meme les moins ages que toi et analyse."
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